Laprof est allée courir hier soir. Excédée par sa flemme galopante (c’est pas un oxymore ça ?), elle a ressorti son pantalon de jogging, ses chaussures de course, son pull à capuche, et elle est partie.
Il faut dire une chose : Laprof n’avait pas couru depuis…. au moins ça. Depuis plus d’un an qu’elle a emménagé dans son village, elle n’avait pas encore fait le tour du propriétaire à une allure soutenue. Depuis près d’un an, elle fumait un peu trop régulièrement.
Elle n’était pas complètement inactive non plus, étant une adepte de la musculation. Cependant, soulever de la fonte, si lourde soit-elle, n’entraîne pas énormément l’endurance du palpitant, même lorsqu’on travaille en séries longues et rapides. Oui, quand je dis “musculation”, je ne parle pas de la remise en forme qui passe le matin sur Direct 8.
Je disais donc, avant d’être grossièrement interrompue par moi-même, que Laprof est allée courir hier soir. Le mot “décrassage” a pris tout son sens : avec le froid qu’il fait en ce moment, elle a procédé à un décapage en règle de ses bronches.
La nuit était tombée depuis longtemps : l’obscurité règnait sur le petit chemin de terre où résonnaient les pas (tomp tomp) de Laprof qui courait (rheu rheu rheu). Quelques étoiles brillaient dans le ciel. Des voitures au loin passaient. Laprof regardait droit devant elle, sauf lorsqu’un véhicule la croisa, les phares allumés : elle baissa alors les yeux , pour ne pas finir aveugle ni se casser la figure dans les buissons, tel le lapin ébloui pris dans les feux de ces engins d’enfer. Soudain, Laprof voit une ombre, là-bas, dans le golf, quelques mètres plus loin. Elle s’approche de l’endroit, elle est obligée de passer là. Qu’est-ce donc ? Réaction stupide, elle n’a pas pu s’empêcher de penser à la bête du Gévaudan ! Le bruit de ses pas (tomp tomp) effraie la “chose”, qui s’enfuit. Voyant plus distinctement de quoi il s’agissait, Laprof accélèra l’allure. Ce serait bête de se faire charger par un sanglier…
novembre 24, 2007
novembre 25, 2007 at 9:58
Lol! Je t’ai déja raconté l’histoire de cette nouille que je connais qui chaque fois qu’elle va courir en forêt trottine en rond en essayant de repérer les arbres auxquels elle pourrait grimper au cas où ce lapin dans les fourrés soit en fait un ours déguisé avec deux très longues oreilles et un pompom sur les fesses?
novembre 25, 2007 at 10:11
euh non, tu me l’avais jamais racontée celle-là… m’enfin, les ours sauvages en région parisienne, si je pense à la même nouille que toi, ne sont pas bien nombreux…
j’imagine un ours avec deux longues oreilles et un pompon, et je me marre…
novembre 25, 2007 at 1:04
Attention aux trolls des forêts, imprudents joggeurs… (je hais votre espèce)(et encore je pèse mes mots) (si si)