Sur l’enseignement de la Schoah, “on” se propose de procéder à un parrainage entre chaque enfant français du CM2 et un enfant victime de la Schoah. Un enfant de 10 ans peut-il supporter un parrainage si émotionnel et si peu historique ? Parce qu’à mes yeux, il s’agit bien là d’une manoeuvre politico-émotionnel et non réellement pédagogique. Pas de temps pour décanter toute ma pensée ni pour analyser ce projet ce matin, mais allez donc podcaster l’entretien de Régis Debray sur France Inter (entretien nommé “Interactiv”) en attendant.
Entendue, toujours sur France Inter, l’allégation de notre cher ministre selon qui la réduction de la DGH (Dotation Globale Horaire) dans les collèges et lycées avait pour objectif d’améliorer la qualité du service et de la répartition des postes. Je vous reparlerai des débats qui ont lieu en ce moment dans mon établissement à propos de la DGH, mais le poste d’une collègue était en question, mes heures risquaient d’être réduites (je me serais donc retrouvée en sous-service, étant la TZR de l’établissement), et nous risquons de fermer des classes (mais bien sûr, c’est idéal de travailler dans des classes de trente élèves, c’est bien connu monsieur le ministre). Mes 5e ne savent toujours pas conjuguer correctement les temps simples (et les temps composés, n’en parlons pas). En ayant quatre heures et demi de français par semaine, et des programmes irréalistes, ce n’est pas très étonnant. Pour mémoire, il y a quinze ans, les 6e bénéficiaient de 6h de français par semaine. Et certaines de ses heures étaient dédoublées…
En outre, on ne peut plus faire les fameuses heures supplémentaires, parce qu’il n’y a pas d’argent pour les payer, et le projet de classe européenne d’espagnol pour lequel les collègues se battent depuis longtemps, avec le lycée du secteur, vient d’être rejeté. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas d’argent.
Sur ce, je poursuivrai ce coup de gueule plus tard, je dois aller enseigner la ponctuation du dialogue aux 5e.