Déjà, ils ont eu beaucoup de mal à comprendre ce qu’est un bourgeois. “Ouais m’dame, commence Thrasybule avec son accent “banlieue”, un bourgeois, c’est quelqu’un de très riche.” Je reprends l’explication : au 17e siècle, un bourgeois ne représente pas quelqu’un de très riche, loin de là. Et d’expliquer qu’au 17e siècle, la société est répartie en classes sociales, que l’on ne passe pas facilement de l’une à l’autre, que la bourgeoisie appartient à la classe du Tiers-Etat. Donc, M. Jourdain n’est pas noble, puisqu’il est du Tiers-etat… et c’est bien pour cela qu’il essaie de se faire passer pour un gentilhomme. Et d’ajouter que la noblesse se transmet par le sang, et non par la richesse, que les nobles désargentés, comme Dorante, sont fréquents… Tout cela répété à l’envi au fil des cours, parce que ces notions leur paraissent infiniment abstraites. Tout n’a pas été pris en compte : dans leurs rédactions, malgré la note explicative de la prof, Covielle le valet tutoie son maître et lui propose d’enlever Lucile, sa maîtresse, puisque M. Jourdain s’oppose au mariage. Ultime entorse aux bienséances !
Nous expliquons une scène de confidenceentre Cléonte et Covielle. Je veux leur faire dire que Covielle joue le rôle du…. du….. “DU VALET !
- Certes, mais ça, on le savait déjà, vous ne faites pas avancer les choses. Regardez, Cléonte se confie à Covielle, il lui parle de choses qui lui tiennent à coeur, comme à un ami. Comment appelle-t-on quelqu’un à qui on CONFIE ses soucis, qui peut venir en aide, qui… oui ?
- UN PSY ! “
O tempora, O mores. Cela dit, ce jour-là, Le Marsupilami m’a bien fait rire.